 | Travail des doigts —Pomme, Tiramisu et Beurre |
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| | Le soi constitue souvent la plus grande « résistance ».
L’adversaire véritable demeure le soi.
L’entité à gouverner demeure également le soi. | |
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Aimes-tu les pommes et le tiramisu ?
La force de tes doigts suffit-elle à les couper ? |
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« Lorsque je joue du piano, les doigts semblent toujours manquer de force… » |
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Telle demeure l’une des impressions les plus fréquentes liées à la pratique du piano. |
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Les amateurs de piano relativement assidus, y compris certains pianistes professionnels, ressentent fréquemment, après la pratique, une forte fatigue des mains, voire des douleurs. |
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Toujours cette sensation d’une force insuffisante. |
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Mais le piano exige-t-il réellement autant de force pour enfoncer les touches ? |
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| | - Le matin, tu t’approches du réfrigérateur et prends un bloc de beurre doux Président de 250g.
Avec plaisir, tu étales le beurre froid sur ton pain à l’aide d’un couteau de table.
- L’après-midi, une légère faim apparaît.
Cependant, pour des raisons de contrôle du poids et de santé, au lieu de prendre des chips ou du fromage comme auparavant, tu prends une petite pomme.
Tu utilises un couteau de table afin de couper la petite pomme en morceaux d’une taille plus facile à manger.
Le soir, tu penses :
« Cet après-midi, j’ai déjà mangé de manière plus saine ; je peux sans doute m’accorder une petite récompense maintenant. »
Après le dîner, tu sors donc un tiramisu du réfrigérateur.
L’idée apparaît d’utiliser un couteau de table afin de couper le tiramisu en morceaux d’une taille plus facile à manger, de manière à mieux contrôler la quantité consommée.
Pourtant, au final, la boîte entière est consommée.
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Dans ces trois scènes, plusieurs formes de « force » interviennent : |
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- Couper du tiramisu avec un couteau de table
- Étaler du beurre froid sur du pain avec un couteau de table
- Couper une petite pomme avec un couteau de table
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- Couper du tiramisu avec un couteau de table nécessite
environ 0,8–3 N ≈ 80–300 gf ( gram-force )
- Étaler du beurre froid sur du pain avec un couteau de table nécessite environ 3–10 N ≈ 300–1000 gf ( gram-force )
- Couper une petite pomme avec un couteau de table nécessite
environ 5–15 N ≈ 500–1500 gf ( gram-force )
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( Bien entendu, une cuillère peut être utilisée. Cependant, tant qu’il ne s’agit pas d’un appareil électrique, la force nécessaire pour couper reste proche de celle utilisée avec un couteau de table, voire légèrement supérieure. ) |
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Alors, quelle force faut-il approximativement pour enfoncer une touche de piano ? |
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Du point de vue de la structure du piano, en considérant uniquement la relation entre la force appliquée sur la touche et l’intensité sonore produite, l’enfoncement d’une touche, du son le plus faible au plus fort, requiert environ 0,5–6 N ≈ 50–600 gf ( gram-force ). |
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Note :
- « Le son le plus faible » ici désigne « la force minimale permettant d’enfoncer la touche ». Il ne s’agit donc pas de 0 N.
- L’existence d’un plafond pour « le son le plus fort » provient du mécanisme interne du marteau du piano : la structure possède une limite de réception de force.
Par exemple, « projeter un camion sur une touche » ne produira pas un son de piano « plus fort » que « projeter une table sur cette même touche ».
Un exemple plus domestique encore : la chasse d’eau.
Au-delà d’un certain seuil, augmenter la force ne produit aucun effet supplémentaire.
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Autrement dit, si la force nécessaire pour « couper une petite pomme avec un couteau de table » est déjà disponible, alors cette force suffit largement, pour le piano, à produire un son maximal sur une touche. |
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| | Note :
Lors de l’utilisation d’un couteau de table, la force de coupe provient principalement de l’index ; les autres doigts jouent surtout un rôle d’assistance.
Ainsi, la comparaison ne repose pas sur « la force de plusieurs doigts réunis », mais bien sur « la force d’un doigt individuel ». |
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Si tu ne joues pas du piano avec un volume particulièrement fort📍, alors, dans la majorité des cas, la force utilisée pour « couper un tiramisu avec un couteau de table » suffit déjà. | | | 📍 Tes voisins se sont peut-être déjà plaints.
Ou bien, même si tu joues d’une manière suffisamment belle pour que tes voisins ne se plaignent pas, tu as peut-être néanmoins rompu plusieurs dizaines de cordes de piano, comme App. /ᐠ ◜𖥦 ◝ マ |
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Alors, pourquoi le piano semble-t-il si fatigant au quotidien ? |
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Écarte la main vers les côtés. Une sensation de tension apparaît-elle ?
Rapproche ensuite la main. Une sensation de relâchement apparaît-elle ? |
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Oui. La plus grande « résistance » émane du soi. |
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Lorsque le degré de maîtrise avec l’œuvre reste insuffisant, le geste se freine continuellement pendant l’application de la force, afin d’éviter les fausses notes. |
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Une telle situation ressemble aux débuts de la conduite automobile : accélérateur et frein sont utilisés de manière désordonnée, provoquant une usure excessive.
Des phénomènes comparables apparaissent également lors de l’apprentissage de la natation ou de la plongée. |
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Par ailleurs, des gestes incorrects produisent eux aussi de nombreuses tensions inutiles, exactement comme lors de l’écartement latéral des mains. |
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En réalité, « fatigue excessive et douleur des bras » constituent également des signaux transmis par le corps. |
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Une telle quantité de force n’est pas nécessaire. |
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- « Essai et erreur »
- « Correction continue »
- « Élévation de la maîtrise »
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Oui. C’est aussi simple que cela. |
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Le soi constitue souvent la plus grande « résistance ». |
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Les « difficultés et défis » requièrent, en vérité, moins de force qu’imaginé. |
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Le dépassement de ces « résistances » repose sur la répétition des essais, des corrections, ainsi que sur une augmentation patiente de la maîtrise. |
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L’adversaire véritable demeure le soi.
L’entité à gouverner demeure également le soi. |
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| | Bien entendu, l’élément qui détermine réellement l’intensité sonore est la « vitesse de la touche ». |
| | | Cependant, dans la vie quotidienne, l’ordre de grandeur de la vitesse reste difficile à percevoir directement.
Même avec un compteur de vitesse automobile, rares sont les moments où une véritable perception apparaît avant la réception d’une contravention.
Sans même parler de l’« accélération », notion encore plus abstraite que la « vitesse ». |
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| | < Masse m > Au XXIe siècle, la masse des touches demeure relativement similaire d’un piano à l’autre. ( Au moins, les différences ne sont plus aussi importantes qu’aux XVIIIe et XIXe siècles. ) |
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| | < Vitesse v, accélération a > Ainsi, plutôt que d’utiliser les notions abstraites de « vitesse » ou d’« accélération », une conversion approximative en « force » a été proposée ici, avec des exemples issus de la vie quotidienne, afin de faciliter la compréhension. |
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| | En présence de la masse (m), de la vitesse (v) ainsi que de l’accélération (a), le contexte de la présente réflexion permet une « conversion approximative » vers la force (f), selon la deuxième loi du mouvement de Newton. ( P désigne la quantité de mouvement. ) |
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| | F = dP/dt P = mv F = dP/dt = dmv/dt = mdv/dt a = dv/dt F = ma |
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| | Hearing — the first sense to arise, the last to fade.
Music — unseen, intangible, yet the very soul of ambience. | |
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